Guy Gauthier

Écrivain, dramaturge, poète, en langue française et en langue anglaise, Guy Gauthier est né à Saint-Norbert, au Manitoba, le 28 février 1939, mais passe quelques années d’enfance (1942-1946) à Montréal où la famille déménage avant de revenir à Saint-Boniface où il grandit. Renvoyé du Collège Saint-Boniface pour cause d’indiscipline, il poursuit ses études à l’école Provencher, puis à l’Université du Manitoba où il obtient un baccalauréat de français et d’anglais en 1963.

C’est au cours de ses années universitaires qu’il s’adonne à l’écriture, obtenant le prix de poésie Bukofski pour son poème, Dreams for Dr. Freud. Il s’intéresse dès lors au théâtre et sa première pièce, Spotlights, est créée au St. Paul’s College en novembre 1963. Traduite en français, elle est mise en scène sous le titre, Les Projecteurs, par le Cercle Molière en août 1965, et sera le héraut d’une modernité théâtrale franco-manitobaine qui tardera cependant à venir. Se détournant de la langue française, par esprit de rébellion, l’auteur compose principalement en anglais et participera, au milieu des années 1960, à l’aventure du Venture Theatre à Winnipeg.

Il gagne sa vie comme chauffeur de taxi avant d’obtenir, entre 1967 et 1971, trois bourses du Conseil des arts du Canada qui lui permettent de perfectionner son métier de dramaturge, d’abord à Montréal, puis à New York où il s’établit en 1969 et où il réside toujours. Si Montréal n’est guère favorable au dramaturge, New York lui sourit. Il est reçu par Edward Albee et il connaît un succès sur la scène Off-Off-Broadway qui bat toujours son plein et où une vingtaine de ses pièces sont produites.

En 1979, il épouse Karen Small et est père d’une fille, Jennifer. Au cours des ans, l’auteur publie des poèmes en recueil et dans une variété de périodiques, The Fiddlehead et The Antigonish Review entre autres, et des articles critiques dans diverses revues tels que Liaison, Prairie Fire, les Cahiers franco-canadiens de l’Ouest. Il maintient depuis son arrivée à New York un journal littéraire en langue anglaise, dont de larges extraits ont été publiés aux États-Unis. Après un hiatus de trois ans au Kentucky (1988-1991), l’auteur regagne New York, reprend sa langue natale, compose un théâtre français, et maintient, depuis, son journal en langue française tout aussi bien qu’en langue anglaise. Des extraits de son journal français ont été publiés au Manitoba et à Paris. Un récit auto-fictif « franco-manitobain », écrit en anglais, Léona, est paru en 2012. Aujourd’hui, Guy Gauthier se consacre principalement à son journal, magnum opus constitué de plusieurs milliers de pages.


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